La Suisse doit pouvoir se protéger - Le Conseil fédéral lance la campagne de votation sur la révision de la loi sur le matériel de guerre
La dernière rĂ©vision de la loi suisse sur le matĂ©riel de guerre (LFMG) est entrĂ©e en vigueur peu avant l’invasion de l’Ukraine par la Russie et a rĂ©vĂ©lĂ© que la Suisse Ă©tait allĂ©e trop loin dans sa rĂ©glementation – la LMG actuelle ne rĂ©siste pas Ă l’épreuve de la rĂ©alitĂ©. Le Conseil fĂ©dĂ©ral et le Parlement se sont long-temps disputĂ©s pour trouver un compromis. Aujourd’hui, le Conseil fĂ©dĂ©ral a prĂ©sentĂ© au grand public l’adapÂtaÂtion pragmatique de la LFMG, grâce Ă laquelle la Suisse pourra garantir sa capaÂciÂtĂ© de dĂ©fense et enrayer le dĂ©clin de son pĂ´le industriel, de recherche et technoÂloÂgique. Les exportations vers les pays en proie Ă une guerre civile resteront interÂdites mĂŞme après la rĂ©vision. L’Alliance SĂ©curitĂ© Suisse salue la position du Conseil fĂ©dĂ©ral.
L’Alliance Sécurité Suisse salue la révision de la loi sur le matériel de guerre (LFMG) proposée par le Conseil fédéral. La situation en matière de politique de sécurité en Europe a radicalement changé ces dernières an-nées. Pour la Suisse, cela soulève également la question de savoir comment elle peut garantir sa capacité de défense à long terme. Diverses mesures de durcissement de la LFMG n’ont pas résisté à l’épreuve de la réalité. Nos pays voisins ne s’approvisionnent plus en Suisse – la Suisse ne peut même plus exporter de vieilles munitions ou des filets de camouflage. L’erreur commise lors de la dernière révision est désormais corrigée grâce à cette adaptation de la LFMG.
Les exportations vers les États voyous restent interdites
«La révision de la LFMG n’ouvre pas pour autant la voie à toutes les exportations», souligne avec force Reto Nause, conseiller national du Centre et président de l’Alliance Sécurité Suisse. «Les arguments contraires sont tout simplement des mensonges! Les exportations vers des pays en proie à une guerre civile ou vers des États qui violent systématiquement les droits de l’homme sont aujourd’hui illégales et le resteront après la révision.» La modification de la LFMG concerne les États partenaires. Il s’agit de pays qui partagent les mêmes valeurs que la Suisse et qui appliquent eux-mêmes un contrôle des exportations. La révision vise avant tout à permettre aux États partenaires de la Suisse, comme l’Allemagne ou le Danemark, d’échanger entre eux du matériel acheté en Suisse.
Une décision prise au moment de l’achat et non en cas de conflit
Aujourd’hui, le Conseil fédéral statue au-delà de l’achat. Il doit se prononcer en cas de conflit – c’est-à -dire au moment où le monde entier a les yeux rivés sur lui. La révision de la LFMG change précisément cette situation. Désormais, le Conseil fédéral fixe les règles du jeu au moment même de la vente, en déterminant ce qu’il advient des biens achetés en Suisse. Désormais, il dispose également de la compétence de refuser des livraisons en cas de réserves liées à la politique étrangère, à la neutralité ou à la sécurité.
La révision de la LFMG n’ouvre pas pour autant la voie à toutes les exportations. Les arguments contraires sont tout simplement des mensonges! Les exportations vers des pays en proie à une guerre civile ou vers des États qui violent systématiquement les droits de l’homme sont aujourd’hui illégales et le resteront après la révision.
Sans la LFMG, la Suisse se retrouve sans protection
Sans adaptation de la LFMG, les capacités de production nécessaires à la garantie de la sécurité de défense disparaissent. «Un savoir-faire hautement qualifié s’exile à l’étranger – ces compétences dont on a urgemment besoin en cas de crise pour pouvoir se défendre seul dans un conflit», explique Matthais Zoller, membre du comité directeur de l’Alliance pour la sécurité en Suisse et secrétaire général de Swiss ASD. «L’importance d’une capacité d’action autonome est également observée en Ukraine. C’est pourquoi il faut retenir ceci: quiconque souhaite garantir de manière autonome l’entretien de l’armée en cas de conflit vote «oui» à l’adap-tation pragmatique de la LFMG.»
La campagne en faveur du «oui» menée par l’Alliance Sécurité Suisse suit
La LFMG bénéficie du soutien des Verts libéraux, de l'UDC, du Centre, du PLR, de l'UDF, d'economiesuisse, de Swissmem, de l'Union patronale suisse, du GRPM, de la Société suisse des officiers, de la Fédération des associations militaires et d'autres organisations de la société civile. L'Alliance Sécurité Suisse rassemble ces forces et lancera mi-octobre la campagne interpartis en faveur du «oui».
Pour toute question, veuillez contacter@tag>
Reto Nause, député au Conseil national, président de l’Alliance Sécurité Suisse, 079 439 90 57
Matthias Zoller, membre du comité directeur de l’Alliance pour la sécurité et secrétaire général de SWISS
ASD, 079 936 24 70
Marcel Schuler, Campaigneers, responsable de campagne, 079 589 22 22
Documents à télécharger
La Suisse doit pouvoir se protéger - Le Conseil fédéral lance la campagne de votation sur la révision de la loi sur le matériel de guerre