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Au cours de la session d’été 2026, plusieurs interventions importantes visant à réduire la bureaucratie de manière systématique ont été adoptées. À l’instar du Conseil des États, le Conseil national a également approuvé une motion déposée par Jakob Stark, membre du Conseil des États et de la Chambre suisse des arts et métiers, visant à instaurer un frein à la réglementation pour protéger les PME. Le Conseil fédéral a donc désormais pour mission contraignante d’élaborer un tel instrument et de le soumettre au Parlement.

23.06.2026

Le frein aux coûts de réglementation pour protéger les PME doit s’appliquer lorsqu’une nouvelle réglementation envisagée entraîne pour les PME des coûts dépassant un certain seuil. Il est donc d’autant plus important de disposer d’estimations de coûts fiables. Aujourd’hui, les offices fédéraux qui proposent une réglementation en évaluent également les coûts – et, par là même, leurs propres projets. Ce faisant, ils sous-estiment souvent le coût d’une réglementation et en surestiment les avantages. Pour cette raison, le président de l’usam et conseiller aux États Fabio Regazzi a déposé une motion au Parlement visant à ce que les offices fédéraux souhaitant réglementer ne soient plus autorisés à réaliser eux-mêmes les estimations des coûts de la réglementation, mais doivent confier cette tâche au Secrétariat d’État à l’économie (SECO). Cette motion a elle aussi été transmise par le Parlement au Conseil fédéral lors de la session d’été.

Une nouvelle étape vers la réduction de la bureaucratie a également été franchie avec l’adoption d’une initiative parlementaire déposée par Thierry Burkart, membre du Conseil des États et de la Chambre suisse des arts et métiers. Ainsi, dans le cadre de procédures complexes, les entreprises devraient désormais pouvoir bénéficier d’une autorité responsable chargée de coordonner les différentes procédures. L’entreprise disposerait ainsi, avec cette autorité, d’un interlocuteur central, à l’image d’un «guichet unique», auquel elle pourrait s’adresser en cas de besoin.

L’initiative parlementaire «DĂ©rĂ©glementation systĂ©matique», prĂ©sentĂ©e par le prĂ©sident de l’usam et conseiller aux États Fabio Regazzi, est toujours en cours d’examen au Parlement. Cette proposition vise Ă  obliger le Conseil fĂ©dĂ©ral Ă  soumettre chaque annĂ©e au Parlement au moins trois Ă  cinq rĂ©formes lĂ©gislatives concrètes destinĂ©es Ă  allĂ©ger la charge pesant sur les entreprises. Il s’agit d’un complĂ©ment Ă  la Loi fĂ©dĂ©rale sur l’allĂ©gement des coĂ»ts de la rĂ©glementation pour les entreprises (LACRE), en vertu de laquelle la ConfĂ©dĂ©ration rĂ©alise aujourd’hui chaque annĂ©e trois Ă  cinq Ă©tudes sectorielles visant Ă  analyser les possibilitĂ©s d’allègement. Cette initiative vise Ă  ce que l’on ne se contente pas de rĂ©aliser des Ă©tudes, mais que l’on prĂ©sente Ă©galement des propositions concrètes d’allègement.

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