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Des dizaines de milliers de jeunes ont commencé leur apprentissage en août. À l’occasion de la rentrée, l’Union suisse des arts et métiers usam tire un bilan positif: l’apprentissage reste la principale voie de formation après la scolarité obligatoire. Il offre des perspectives optimales – et gagnera encore en importance pour le marché du travail de demain. Il est donc essentiel de préparer les jeunes à l’appren­tissage en leur donnant les compétences adéquates et de maintenir la volonté des PME de former des apprentis.

31 août 2026 | 15h15

Selon le dernier baromètre des transitions de la Confédération, plus de 63% des élèves envisageaient au printemps de commencer un apprentissage. Les entreprises formatrices proposaient 74 000 places d’apprentissage. Les apprentissages ont débuté en août. Le prochain baromètre des transitions, pour lequel l’enquête était encore en cours en août, sera publié en octobre. Mais un premier bilan peut d’ores et déjà être dressé: l’apprentissage axé sur le marché du travail gagne encore en importance et en attrait.

Un diplôme universitaire ne garantit pas une entrée sans difficulté dans la vie professionnelle

Les chiffres montrent également qu’un diplôme universitaire ne garantit pas aujourd’hui une entrée sans difficulté dans la vie professionnelle. L’Office fédéral de la statistique OFS vient de publier de nouveaux chiffres concernant l’entrée dans la vie active des titulaires d’un master universitaire: un an après l’obtention de leur diplôme, leur taux de chômage est passé de 3,9% à 6,4%. Comparée à la formation académique, la formation professionnelle est beaucoup plus axée sur l’employabilité. «Les jeunes sont formés de manière à trouver un emploi au terme de leur apprentissage et à disposer d’une bonne base pour la formation professionnelle continue», explique Urs Furrer, directeur de l’usam. Celle-ci gagnera encore en attrait avec l’entrée en vigueur, le 1er octobre 2026, des titres «Professional Bachelor» et «Professional Master» dans la formation professionnelle supérieure.

L’orientation professionnelle doit commencer bien avant le choix d’un métier

Avec la nouvelle année d’apprentissage, les écoles professionnelles appliquent pour la première fois les prescriptions révisées en matière de culture générale ainsi que le nouveau plan d’études cadre. L’usam se félicite de l’importance accrue accordée à la langue et à la communication. Mais les bases essentielles doivent être acquises avant le début de l’apprentissage: «Il faut s’assurer que les compétences fondamentales soient suffisamment transmises dès l’école obligatoire. C’est la seule manière de préparer correctement les jeunes à l’apprentissage», souligne Dieter Kläy, responsable du dossier formation professionnelle à l’usam.

Pour cela, un dialogue permanent entre les arts et métiers et les écoles est nécessaire. Ce dialogue doit également être intégré dans la formation et la formation continue des enseignants, afin qu’ils connaissent les exigences du monde du travail et puissent y préparer les jeunes de manière ciblée.

Les jeunes sont formés de manière à trouver un emploi au terme de leur apprentissage et à disposer d’une bonne base pour la formation professionnelle continue.

L’apprentissage renforce les jeunes

L’étude nationale WorkMed publiée l’été dernier, qui a porté sur près de 45 000 apprentis, montre que l’apprentissage renforce les jeunes non seulement sur le plan professionnel, mais aussi personnel. Quelque 90% d’entre eux se considèrent comme plus responsables et plus compétents depuis le début de leur apprentissage. Ces aspects de l’apprentissage constituent eux aussi des conditions importantes pour bien démarrer dans la vie professionnelle. Il faut également un système de notation claire, des certificats lisibles ainsi que des solutions axées sur la pratique. Pour l’usam, la solution ne réside donc pas dans l’ajout de nouvelles bases constitutionnelles générales. Dans le can-ton d’Argovie, l’Union cantonale des arts et métiers s’y est opposée avec succès. À Berne, les PME Bernoises ont récemment décidé à l’unanimité de recommander de voter NON à l’initiative populaire «Initiative bernoise sur la formation», qui sera soumise aux citoyens le 27 septembre prochain.

Maintenir la volonté de former au sein des PME

Pour que l’apprentissage conserve sa place, il faut de bonnes conditions-cadres. Les entreprises formatrices doivent avant tout être déchargées d’une bureaucratie qui ne cesse de s’alourdir. Mais les écoles ont elles aussi un rôle à jouer. Elles doivent préparer les jeunes au monde du travail de manière qu’ils disposent de solides compétences de base lorsqu’ils entrent en apprentissage. À cet effet, les écoles et les arts et métiers doivent travailler en étroite collaboration. Les exigences liées au travail en entreprise doivent être intégrées suffisamment tôt dans l’enseignement, mais aussi dans la formation des enseignants.

Le succès de la formation professionnelle repose en grande partie sur l’engagement des entreprises formatrices. Des dizaines de milliers d’entrepreneuses et d’entrepreneurs PME investissent beaucoup de temps, d’argent et d’engagement personnel dans la relève.

Renseignements complémentaires

Dieter Kläy, directeur adjoint, responsable des dossiers marché du travail, formation professionnelle et droit économique Union suisse des arts et métiers usam
Dieter Kläy

Directeur adjoint, responsable du dossier

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L’apprentissage axé sur le marché du travail gagne encore en importance et en attrait
Communiqué de presse «L’apprentissage axé sur le marché du travail gagne encore en importance et en attrait»