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L'usam s'oppose fermement à toute augmentation des charges salariales destinée à financer la 13e rente AVS. Des charges supplémentaires pesant sur le travail affectent les PME dans un contexte économique déjà tendu et freinent les investissements, l'innovation et l'emploi. L'usam soutient donc une solution temporaire et strictement limitée reposant sur la TVA comme financement transitoire, tout en réclamant une réforme de l'AVS durable et équitable entre les générations.

26.05.2026

Le Conseil national doit se prononcer sur le financement de la 13e rente AVS. Pour l’usam, la ligne est claire: cette nouvelle prestation ne doit pas être financée par une hausse des cotisations salariales. Renchérir le travail serait le mauvais signal au mauvais moment. Les PME font déjà face à des coûts croissants, à des marges sous pression et à une pénurie de main-d’œuvre persistante.

La proposition du Conseil des États, qui combine hausse de la TVA et augmentation des cotisations salariales, doit donc être rejetée. Elle ferait porter la charge principalement sur les employeurs et les actifs. Pour les entreprises à forte intensité de main-d’œuvre, chaque hausse des charges salariales se traduit concrètement par moins de marge de manœuvre pour investir, former, innover ou engager. Un mécanisme automatique déclenchant de nouvelles hausses de cotisations en cas de recul du fonds AVS reviendrait en outre à remplacer une réforme structurelle par un prélèvement automatique sur le travail.

L’usam soutient dès lors la solution de la majorité de la CSSS-N: une augmentation limitée et temporaire du taux normal de TVA de 0,5 point, dès 2028 et jusqu’à fin 2033, sans relèvement du taux réduit. Cette option n’est pas une solution de fond. Mais elle constitue, dans l’attente d’une réforme globale, le financement transitoire le plus supportable sur le plan économique et le plus défendable politiquement.

Il faut toutefois éviter toute illusion. La 13e rente AVS ne peut pas être traitée comme une dépense isolée. Elle s’ajoute à un système déjà fragilisé par l’évolution démographique. Financer cette prestation par de nouvelles recettes sans réforme structurelle ne ferait que repousser le problème.

L’usam recommande donc de suivre la majorité de la CSSS-N: oui à une TVA temporaire et strictement limitée; non aux hausses de cotisations salariales; oui à une réforme AVS 2030 crédible, durable et équitable entre les générations.

Renseignements complémentaires

Simon Schnyder, responsable des dossiers politique sociale et politique de la santé Union suisse des arts et métiers usam
Simon Schnyder

Responsable des dossiers politique sociale et politique de la santé