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La Chambre suisse des arts et métiers, parlement de l’Union suisse des arts et métiers usam, dit clairement NON à l’initiative sur l’alimentation. Celle-ci aurait des effets néfastes sur les PME, les prix et la sécurité de l’approvisionnement.

4 mai 2026 | 17h45

La Chambre suisse des arts et métiers, parlement de l’Union suisse des arts et métiers usam, rejette catégoriquement l’initiative populaire fédérale «Pour une alimentation sûre – grâce au renforcement de la production indigène durable, à davantage de denrées alimentaires végétales et à une eau potable propre (initiative sur l’alimentation)». Du point de vue des arts et métiers, cette initiative entraîne des risques économiques considérables.

L’une des principales critiques formulées à l’encontre de l’initiative porte sur la forte ingérence de l’État dans des mécanismes de marché qui fonctionnent. L’initiative prévoit une réglementation de grande ampleur tout au long de la chaîne de valeur, ce qui entraînerait pour les PME des charges administratives supplémentaires, une augmentation de la bureaucratie et une restriction de la liberté entrepreneuriale.

L’initiative méconnaît les réalités économiques et fait en particulier peser une charge excessive sur nos PME. Plutôt que des interventions motivées par des considérations idéologiques, il faut des solutions pragmatiques qui tiennent compte à la fois de la sécurité de l’approvisionnement, de la compétitivité et de la liberté d’entreprise.

À cela s’ajoute une forte pression pour s’adapter, dans des délais très courts. La transformation du système alimentaire exigée par l’initiative impliquerait des investissements conséquents, tandis que les installations existantes – en particulier dans la production animale et la transformation – perdraient de leur valeur. De nombreuses PME ne pourraient pas amortir leurs investissements antérieurs.

Hausse des prix des denrées alimentaires: une charge supplémentaire pour les PME

Un autre point central d’achoppement concerne l’évolution des coûts. En raison d’exigences de production plus strictes, de possibles restrictions à l’importation et d’interventions réglementaires, il faut s’attendre à une hausse des prix des denrées alimentaires – qui pèsera non seulement sur les consommateurs, mais aura également un impact négatif sur de nombreuses PME, en particulier dans le commerce de détail, la restauration et les branches en amont et en aval. La baisse du pouvoir d’achat peut freiner la demande et aggraver encore la situation économique.

«L’initiative méconnaît les réalités économiques et fait en particulier peser une charge excessive sur nos PME», relève le président de l’usam, Fabio Regazzi. «Plutôt que des interventions motivées par des considérations idéologiques, il faut des solutions pragmatiques qui tiennent compte à la fois de la sécurité de l’approvisionnement, de la compétitivité et de la liberté d’entreprise.»

Une dépendance accrue aux subventions

Enfin, d’importantes réserves de politique financière et réglementaire subsistent. La mise en œuvre de l’initiative nécessiterait vraisemblablement des mesures étatiques de soutien et de compensation à grande échelle, entraînant une dépendance accrue aux subventions et une charge supplémentaire pour les finances publiques. En parallèle apparaît également un risque de distorsions du marché: si les habitudes de consommation n’évoluent pas au même rythme que la production, cela pourrait conduire à une augmentation des importations et à un déplacement de la valeur ajoutée vers l’étranger. Dans l’ensemble, le point de vue des PME est clair: cette initiative engendre des coûts plus élevés, une réglementation accrue, des risques structurels et des incertitudes, sans bénéfice économique convaincant identifiable.

Renseignements complémentaires

Regazzi Fabio
Fabio Regazzi

Président, conseiller aux États Le Centre/TI

Documents à télécharger

NON clair des arts et métiers à l’initiative sur l’alimentation
Communiqué de presse «NON clair des arts et métiers à l’initiative sur l’alimentation»