Les milieux économiques annoncent leur soutien à l’initiative des Jeunes Libéraux-Radicaux pour le frein à l’administration
Lors d’une conférence de presse organisée aujourd’hui sur la Place fédérale, les dirigeants des trois grandes associations économiques – economiesuisse, l’Union suisse des arts et métiers (USAM) et l’Union patronale suisse (UPS) – ont annoncé leur soutien à l’initiative des Jeunes Libéraux-Radicaux pour le frein à l’administration. Ainsi, l’initiative bénéficie non seulement du soutien d’une alliance transpartisane composée de parlementaires fédéraux du PVL, du Centre, du PLR et de l’UDC, mais également de celui de l’économie suisse.
Au sujet du soutien apporté par les associations faîtières de l’économie, Jonas Lüthy, président des Jeunes Libéraux-Radicaux, déclare: «Le soutien fort et large de l’économie nous réjouit, mais il montre également à quel point il est urgent d’agir. La croissance incontrôlée de l’administration affaiblit durablement la place économique suisse. Le frein à l’administration met fin à cette spirale descendante.»
Plus de 36 000 obligations pour les entreprises suisses: la bureaucratie prend des proportions excessives
Le nombre d’obligations que les entreprises doivent respecter ne cesse d’augmenter: il est passé de 26 000 en 2007 à plus de 36 000 en 2025. C’est ce qu’a révélé le monitoring de la réglementation développé par le Secrétariat d’État à l’économie (SECO) en collaboration avec l’institut de recherche BAK Economics. Urs Furrer, directeur de l’Union suisse des arts et métiers, en conclut: «La charge liée aux réglementations ne cesse d’augmenter et freine la compétitivité des entreprises et des PME. La bureaucratie imposée par la politique a pris des proportions excessives. Afin de préserver les principaux facteurs de réussite du modèle suisse, l’Union suisse des arts et métiers soutient l’initiative pour le frein à l’administration, qui constitue une mesure supplémentaire aux côtés du frein aux coûts de la réglementation pour les PME lancé par l’usam au Parlement.»
La concurrence exercée par l’administration fédérale sur le secteur privé aggrave la pénurie de personnel qualifié
L’administration fédérale connaît non seulement une forte croissance de ses effectifs, mais verse également des salaires nettement plus élevés que le secteur privé. Même en comparaison avec les autres niveaux de l’État – les cantons et les communes –, la rémunération supérieure accordée par la Confédération est particulièrement marquée. Entre 2020 et 2022, le revenu brut moyen pour un poste à temps plein dans l’administration fédérale s’élevait à 124 611 francs, contre 97 845 francs dans le secteur privé. Même en affinant la comparaison et en ne comparant que des employés occupant des postes similaires, l’avantage salarial de la Confédération reste considérable. Une étude de l’IWP estime, sur la base de cette comparaison, à 11,7% la prime salariale dont bénéficient les employés de la Confédération. Le professeur Roland A. Müller, directeur de l’Union patronale suisse, constate: «Les salaires élevés et la forte croissance de l’administration fédérale accentuent la concurrence déjà tendue pour attirer les talents, au détriment du secteur privé et, qui plus est, aux frais des contribuables. L’Union patronale suisse estime que, dans l’intérêt de l’économie suisse, des limites claires doivent être fixées à la croissance excessive de l’administration. C’est pourquoi nous soutenons avec conviction l’initiative des Jeunes Libéraux-Radicaux pour le frein à l’administration.»
La charge liée aux réglementations ne cesse d’augmenter et freine la compétitivité des entreprises et des PME. La bureaucratie imposée par la politique a pris des proportions excessives. Afin de préserver les principaux facteurs de réussite du modèle suisse, l’Union suisse des arts et métiers soutient l’initiative pour le frein à l’administration, qui constitue une mesure supplémentaire aux côtés du frein aux coûts de la réglementation pour les PME lancé par l’usam au Parlement.
30 milliards de francs de coûts bureaucratiques évitables: l’économie soutient le frein à l’administration
Une réglementation excessive et des coûts bureaucratiques élevés pèsent de plus en plus sur l’économie suisse. Une étude de BSS Volkswirtschaftliche Beratung AG (BSS) et de l’ifo Institut montre que d’autres États, notamment les pays scandinaves que sont la Suède et le Danemark, ont rendu leurs processus administratifs nettement plus efficace et numérique. Si la Suisse avait procédé, il y a dix ans, à une réduction de la bureaucratie comparable à celle réalisée dans ces pays, le PIB par habitant serait aujourd’hui environ 5% plus élevé. La comparaison montre que plus de 30 milliards de francs de coûts bureaucratiques pourraient être évités chaque année. La Suisse a donc clairement besoin d’agir. C’est précisément là qu’intervient le frein à l’administration. Monika Rühl, directrice de l’association faîtière de l’économie economiesuisse, souligne: «Le frein à l’endettement montre que des règles contraignantes peuvent efficacement limiter les incitations politiques à l’expansion. Le frein à l’administration suit la même logique. La Suisse a besoin d’un tel instrument institutionnel afin que la politique soit davantage incitée à rendre les processus des autorités plus efficaces et plus numériques. economiesuisse soutient donc le frein à l’administration comme une initiative en faveur d’une place économique suisse compétitive et tournée vers l’avenir.»
Pour sensibiliser la population au frein à l’administration: Les Jeunes Libéraux-Radicaux lancent un château gonflable de 100 m² en forme de Palais fédéral
Malgré l’importance considérable de la croissance excessive de l’administration, sensibiliser la population à ce thème, qui peut sembler aride au premier abord, reste un défi. Dans le cadre de leur initiative pour le frein à l’administration, les Jeunes Libéraux-Radicaux lancent donc un château gonflable en forme de Palais fédéral surdimensionné, ou plutôt une caricature du Palais fédéral, qui représente l’administration et la bureaucratie excessives générées par la politique. Le fait que ce château gonflable s’adresse principalement aux familles n’est pas un hasard. Jonas Lüthy, président des Jeunes Libéraux-Radicaux, commente: «La croissance excessive de l’administration met en danger certains des piliers essentiels du modèle suisse. Et préserver ces piliers, c’est aussi une responsabilité que nous avons envers les générations futures. C’est dans leur intérêt que nous avons besoin du frein aux dépenses administratives. Notre château gonflable du Palais fédéral va sillonner toute la Suisse. Il ouvrira ses portes aux jeunes comme aux moins jeunes, pour leur permettre d’échanger sur cette thématique lors de fêtes de village et d’autres manifestations publiques.»
Renseignements complémentaires
Urs Furrer
Directeur
Pauline Blanc, vice-présidente des Jeunes Libéraux-Radicaux Suisse
+41 79 917 61 46, pauline.blanc@jungfreisinnige.ch
Jonas Lüthy, président des Jeunes Libéraux-Radicaux Suisse
jonas.luethy@jungfreisinnige.ch
Monika Rühl, directrice d’economiesuisse
+41 79 301 70 47, monika.ruehl@economiesuisse.ch
Prof. Dr Roland A. Müller, directeur de l’Union patronale suisse
+41 79 220 52 29, roland.mueller@arbeitgeber.ch
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