Projet « Largo » : ne pas crier victoire trop vite
Le projet final de la révision de la loi sur les denrées alimentaires (projet « Largo »), qui entrera en vigueur le 1er mai 2017, a subi une cure d’amincissement. La grande majorité des revendications formulées par l’Union suisse des arts et métiers usam ont été entendues et les coûts de la réglementation réduits de plus de 90%. Or à présent, il s’agit d’éviter tout perfectionnisme dans la mise en œuvre. Ne crions pas victoire trop vite.
Le monstre bureaucratique du conseiller fédéral Alain Berset a subi une cure d’amaigrissement. En tant que plus grande organisation faîtière de l’économie suisse, l’usam avait rejeté avec véhémence les dispositions inutiles telles que la déclaration écrite des allergènes ou celle de l’origine des matières premières et s’était exprimée contre toute mesure de Swiss Finish allant plus loin que celles l’Union européenne.
Les points les plus problématiques, dangereux et coûteux pour les branches concernées ont été rayés du projet. Quant aux coûts engendrés par les réglementations inutiles contenues dans le projet initial « Largo », qui se montaient à plus de 300 millions de francs, ils ont été réduits de plus de 90%.
L’usam salue ces modifications. Il s’agit à présent de ne pas crier victoire trop vite et de suivre de près la mise en œuvre de cette loi revisitée. L’administration fédérale doit se résoudre à abandonner tout élan de perfectionnisme et s’en tenir à une application raisonnable en consultant et en accompagnant les branches directement concernées, tel qu’elle l’a annoncé.
Renseignements complémentaires
Hans-Ulrich Bigler
Directeur
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