Nach oben

L’Union suisse des arts et métiers usam, ainsi que d’autres associations économiques, se sont prononcées aujourd’hui en faveur de la loi Covid-19 devant les médias. La loi consacre des principes durement acquis par le Parlement et les partenaires sociaux, tels que la proportionnalité et le droit de regard desdits partenaires. Le rejet de la loi Covid-19 étendrait encore les prérogatives du Conseil fédéral – ce précisément à quoi s’opposent ses détracteurs qui, ce faisant, lâchent la proie pour l’ombre.

10 mai 2021 | 10h00

«Avec la loi Covid-19, nous soulageons les symptômes. La cause de la maladie, qui affecte l’économie en particulier, mais aussi la société dans son ensemble, demeure cependant le lockdown», a déclaré aux médias le directeur de l’usam, Hans-Ulrich Bigler. De nombreuses PME pâtissent des mesures disproportionnées et absurdes du lockdown. L’Office fédéral de la santé publique (OFSP) a lui-même dû admettre que ce dernier ne constituait qu’un pisaller contre la pandémie. Ce ne sont pas les fermetures qui sont décisives, mais la mise en œuvre systématiques de la logique de la protection ciblée, via notamment le déploiement à grande échelle du triptyque dépistage-vaccination-traçage des contacts et l’implémentation de règles d’hygiène et de plans de protection stricts. Inscrite dans la loi Covid-19, cette logique améliore et complète l’actuelle loi sur les épidémies.

La loi Covid-19 consacre d’autres principes durement acquis par le Parlement et les partenaires sociaux, tels que la proportionnalité et le droit de regard des dits partenaires. Hans-Ulrich Bigler a également souligné que la loi limitait les pouvoirs du Conseil fédéral et contraignait les cantons à agir. Ses opposants oublient que sans la loi Covid-19, le Conseil fédéral serait encore plus puissant.

Indemnités importantes

La conseillère nationale PLR et vice-prĂ©sidente de l’usam Daniela Schneeberger considère que les aides financières de la ConfĂ©dĂ©ration aux entreprises, associations et personnes, qui profitent Ă  des dizaines de milliers de PME et des centaines de milliers de salariĂ©s, sont indispensables. Elle a poursuivi en soulignant que la notion «d’aides» est ici impropre, et qu’elle devrait ĂŞtre remplacĂ©e par celle «d’indemnitĂ©s pour la privation de la libertĂ© Ă©conomique garantie par la Constitution». 

L’extension du chômage partiel prévue par la loi Covid-19 est fondamentale et garantit des centaines de milliers d’emplois. Dans le contexte de la crise actuelle, il serait irresponsable d’affaiblir cet instrument qui a fait ses preuves. Il en va de même pour l’allocation pour perte de gain due au coronavirus.

Les acteurs de l’économie ont fait preuve de solidaritĂ© en mettant en place des concepts de protection et en restreignant leurs activitĂ©s. Ils ne doivent Ă  prĂ©sent pas ĂŞtre abandonnĂ©s Ă  leur sort. C’est la raison pour laquelle un OUI franc et massif est absolument nĂ©cessaire le 13 juin.

Renseignements complémentaires

Schneeberger Daniela
Daniela Schneeberger

Conseillère nationale PLR/BL, présidente centrale de TREUHAND|SUISSE, vice-présidente de l'usam

Documents à télécharger

Mettre fin au lockdown – Indemniser les PME – Oui à la loi Covid-19
Communiqué de presse «Mettre fin au lockdown – Indemniser les PME – Oui à la loi Covid-19»