L'Union suisse des arts et métiers usam se félicite que les salaires soient épargnés par des charges supplémentaires. Dans le même temps, la proposition de la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil national (CSSS-N) soulève de nouvelles questions quant au financement durable de l'AVS.
La CSSS-N propose de financer temporairement la 13e rente AVS par la TVA et de supprimer le plafond pour les rentes de couple.
Pour Simon Schnyder, responsable du dossier, une chose est claire: «La 13e rente doit être financée dans le cadre d'une réforme globale et structurelle de l'AVS. Un financement isolé et à court terme ne fait que repousser les problèmes au lieu de les résoudre.»
La suppression du plafonnement des futures rentes pour les couples mariés sans neutralité des coûts pour l'AVS est inacceptable. Le relèvement du plafond de 150% à 200% représente une augmentation massive des prestations, dont le financement supplémentaire n'est pas assuré. Les avantages supprimés simultanément ne compensent pas les nouvelles dépenses. Une telle décision alourdit la charge de l'AVS au détriment des PME et des jeunes générations.
Dans un contexte marqué par une grande incertitude économique et une pression croissante sur les marges des entreprises, l'extension continue des prestations de l'AVS affaiblit de plus en plus l'économie. Les PME, qui constituent l'épine dorsale de notre prospérité, ne peuvent supporter de nouvelles charges.
L'usam demande donc au Parlement de faire preuve de responsabilité: la viabilité financière de l'AVS doit être assurée par une réforme équilibrée qui tienne compte à la fois de l'évolution démographique que les réalités économiques.