Taux de conversion minimal LPP: la correction doit s’opérer par une augmentation de l’âge de la retraite
07 mars 2010
Communiqué de presse
Le peuple a refusé d’abaisser le taux de conversion minimal. Pourtant, il est plus que nécessaire d’agir pour aménager notre prévoyance vieillesse en fonction des besoins futurs. L’usam ne voit qu’une solution pour atteindre ce but : augmenter progressivement l’âge de la retraite.
L’issue négative de la votation ne change rien au fait que la prévoyance vieillesse, aussi bien étatique que professionnelle, doit être garantie. Trois solutions sont possibles pour y parvenir : réaliser des recettes supplémentaires, réduire les prestations ou augmenter l’âge de la retraite. Le Souverain a refusé le 16 mai 2004 de financer l’AVS par le biais d’un relèvement de la TVA. Aujourd’hui, il s’oppose à une réduction des prestations. L’Union suisse des arts et métiers usam en conclut qu’il faut donc jouer la carte de l’augmentation de l’âge de la retraite. Pour ce faire, elle demande aux milieux politiques de prévoir et de mettre rapidement en œuvre les étapes nécessaires afin d’adapter l’âge de la retraite à la réalité démographique.
La position claire des votants face à la baisse proposée du taux de conversion minimal LPP doit être respectée sans tergiverser. Force est cependant de constater qu'une procédure démocratique n'est guère appropriée lorsqu'il s'agit de fixer un paramètre essentiel du deuxième pilier, paramètre dont la hauteur dépend en fait uniquement de quelques spécificités actuarielles. Dans le cadre de la première révision de la LPP, les Chambres fédérales ont commis une erreur stratégique décisive en privant le Conseil fédéral de la compétence de fixer les paramètres du deuxième pilier. L’usam faisait alors partie de l’une des rares organisations ayant refusé catégoriquement cette démarche.
Renseignements complémentaires:
Hans-Ulrich Bigler, directeur usam, mobile 079 285 47 09
Numéro 1 des PME suisses : organisation faîtière des petites et moyennes entreprises, l’usam représente 280 associations et quelque 300 000 PME.





