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Journées romandes 2017
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50es Journées romandes des arts et métiers
Verbier, 26 et 27 juin 2017

Organisée les 26 et 27 juin à Verbier, l’édition 2017 des Journées romandes des arts et métiers est placée sous le thème « L’innovation dans les PME, une passion mais encore… ». D’éminents conférenciers et des discussions qui s’annoncent d’ores et déjà passionnantes permettront d’aborder le sujet sous de multiples facettes.

  • Ouverture : 26 juin 2017 à 9h30
  • Clôture : 27 juin 2017 à 12h
  • Lieu : Hôtel W Verbier (Website / Google Maps)

Programme 2017  « L’innovation dans les PME, une passion mais encore… »

Télécharger le programme (fichier PDF)



Nouvelles

Interventions / Présentations à télécharger

Galerie avec toutes les photos des 50es Journées romandes des arts et métiers (site externe du Journal des arts et métiers jam)



Nouvelles de Verbier

Lundi, 26 juin 2017

10h15 : après un café d’accueil, Jean-René Fournier, vice-président  de l’usam et conseiller aux Etats, prononce l’allocution d’ouverture : « J’ai le plaisir et l’honneur d’ouvrir ces cinquantièmes journées romandes placées sous le signe de l’innovation. La première en 1947. L’usam était présidée par Paul Gysler, figure de l’usam qui fit prendre un virage politique à l’usam, la fin des demandes d’aide à l’Etat. Ce conseiller national avait opté pour la protection des patrons par l’exercice de la solidarité interne. C’est ce qui fait la force aujourd’hui encore de notre organisation.



10h18 : la passion d’entreprendre conduit à l’innovation. Et l’expérience de l’échec stimule les assidus passionnés. Une réussite modeste peut bouleverser certains codes de métiers.

10h26 : allocution du président de la Commune de Bagnes, Eloi Rossier. Dans le tourisme, la marge de manœuvre est extrêmement étroite. Un touriste, c’est un ami que je ne connais pas encore…



10h35 : Pascal Schouwey anime le 1er débat : Innovation, jusqu’où peut-on aller trop loin ?

10h38 : Aurore Bui , fondatrice Softweb et consultante en innovation sociale.  Membre de la fondation des terrains industriels à Genève. Il y a eu une réflexion sur la localisation d’entreprises. Que pouvons-nous mutualiser ?  Ma démarche : interroger les besoins et faciliter la création de valeur dans la durée.



10h41 : J’accompagne un projet pharma de reconditionnement de médicaments. Cela sauve jusqu’à 150'000 personnes par année. Une innovation durable, c’est de répondre aux besoins de l’homme et prendre en compte les besoins de l’environnement.

10h43 : un jeune entrepreneur m’a dit que dans dix ans son métier aurait disparu. Et qu’il avait dix ans pour trouver une solution afin de sauver ses cinquante emplois. Il y aura 9 milliards d’êtres humains en 2050.

10h49 : approche empathique qui tienne compte des besoins d’autrui. On crée un prototype et on le reconfronte à l’écoute de ce qui se passe sur le terrain.

10h50 : utiliser les compétences de chacun : génération Y, seniors, etc. Economie collaborative, produire de la valeur en commun.  Ex. de Tryngo, gratuité d’échange à l’échelle de la commune. Ou plateforme Naxoo : échange de service entre jeunes et personnes âgées pour de l’informatique.
11h01 : les Uber et autres ont détourné l’économie collaborative. Il faut revenir aux valeurs de départ, au service des heures humains et non de vampiriser leurs activités.



11h03 : Sophia Dini, Energypolis, un moteur pour le développement du Canton du Valais. Etre utile à l’économie locale. L’importance de l’industrie et de l’hydroélectrique tout au long du XXe siècle. Nous voulons partir des besoins de l’économie locale pour la soutenir avec la R&D.



11h07 : l’hydroélectrique valaisan représente 30% de la production suisse. 

11h09 : le bâtiment Valrhone, un bâtiment industriel, a permis d’héberger le projet (depuis 2012-2015). Secteurs vie, santé et énergie : valoriser le potentiel existant en Valais.



11h12 : Partenariat EPFL – HES durable.  C’est rassembleur et permet de créer une masse critique. Etat du Valais, ville de Sion, EPFL, L’Hôpital du Valais, la HES-SO, Valais-Wallis, Suva, Idiap, ARk, Crem, Icare, bluark, bioark, Technopole, ... C’est le partenariat lui-même qui est une innovation.

11h14 : antenne de l’EPFL avec création de postes en Valais. A terme, 360 emplois dans divers clusters industriels valaisans.  Biochimie, eau, énergie.  On réfléchit aux défis.  Les différents bâtiments de ce quartier de l’innovation pour mutualiser les services et les compétences grises.



11h20 : dernier volet, partenariat public – privé : soutien financier de sponsors privés.  Déjà 40 millions d’investis par des partenariats privés pour la première année sur des chaires à Sion. EPFL : c’est 100 millions sur 10 ans. Il y a aussi des effets induits (191 emplois créés fin 2016) avec dix millions de francs de masse salariale, avec des effets fiscaux  et des effets sur l’économie régionale.



11h22 : un effet concret, c’est le mobility lab, les navettes autonomes qui circulent en ville de Sion. C’est un très bon exemple de ce projet. Financement de l’extérieur du canton et une start-up créée.

11h26 : Roland Luthier, responsable unité PMEs de la Vice-présidente pour l’innovation EPFL.  Où était l’innovation dans la navette postale ? En fait le logiciel qui guide cette navette gère aussi une flotte de navette. C’est la dimension d’anticipation qui constitue l’innovation. Avec une potentialité de croissance explosive. Puisqu’il faut créer plus d’emplois qu’on en détruit.



11h31 : le développement des drones. De nombreuses sociétés ont émergé. La difficulté, c’est quand il faut de l’argent pour développer l’entreprise. Par exemple Sensefly.



11h34 : un labo EPFL  a mis au point un nouvel additif qui donne au béton, mortier, ou au ciment la consistance souhaitée en une seule fois. Une start-up a été créée en 2016 pour le développer et le commercialiser. Pour observer ce qui se passe à l’échelle nanométrique.

11h35 : petits pas ou grandes ruptures dans le son. La cassette a rendu possible le walkman, c’est une grande rupture. C’est souvent l’usage qu’en font les utilisateurs qui change la donne. Ils trient.



11h40 : la haute école organise le transfert. Il ne s’agit pas uniquement de création de start-up, mais aussi de transfert à des technologies existantes. Les spin-offs de l’EPFL attirent de plus en plus de fonds. Une course au gigantisme à maîtriser.

11h44 : alliance pour innover, une alliance entre les cantons pour faire profiter les entreprises. Projets accompagnés par la CTI. 78 millions depuis 2011 sur 233 projets. Taux de succès passe de 1 sur 2 à 3 sur 4. Pour les entreprises, grande utilité exprimée dans 60 à 75% des cas. ET 48% utilisent les résultats.  Et 19% transforment en autre projet d’innovation.  Plus de 500 concrétisés depuis le début.



11h48 : DISCUSSION : une question sur la montre connectée. Personne n’a la réponse qu’on a raté le coche. Mais il y a une multitude de projets en Suisse et cela ne se voit pas. Le tissu suisse est capable de réagir quand les directions seront plus claires. Il ne faut pas être défaitiste. On est  très attentif. C’était un signe d’intelligence que de ne pas se précipiter.

11h54 : il ne faut pas donner trop de moyens aux entreprises. Il faut qu’elles aient aussi un peu faim pour entreprendre.



12h02 : à un moment, il faut passer à une vitesse supérieure. Les fondateurs d’habitude ne veulent pas lâcher le morceau, c’est plutôt une nécessité économique s’ils le font et vendent leur société.



12h06 : brider l’innovation ?  Ce n’est pas aux entreprises de se brider, c’est à la société de le faire.



 

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13h31 : Alexandre Pauchard, responsable R&D, Bobst. Chez nous, l’innovation n’est pas un slogan creux. Il dresse un portrait de l’entreprise du leader mondial dans les machines d’emballage, cartons ondulés,  cartons plats et dans les emballages flexibles. Fondée en 1890 par Joseph Bobst à Lausanne.

13h38 : 90 millions de chiffre d’affaires pour la R&D, soit 520 ingénieurs dans le monde et 2000 droits de propriété intellectuelle. Un réseau de 7 centres en Europe, 3 entre l’Inde et la Chine. 11 nouvelles machines lancées en 2016. Développement de capteurs maison.  Collaboration avec le CSEM, EPFL, EMPA, notamment.



13h44 : Bobst collabore avec de nombreuses PME, et avec Cédric Pahud, administrateur de BCD microtechnique SA  qui travaille avec de nombreux sous-traitant. Mentionne la solidarité dans le réseau qui est une force pour tenir le coup.

13h47 : pour innover, ne pas sauter d’une innovation à l’autre mais penser au cycle de vie et à la durée d’une machine sur trente ans. Penser pour qui on fait un capteur et comment cela va évoluer. Comment on va le réparer, etc.



13h50 : complémentarité entre Bobst et BCD : Nous avons des modes d’organisation différents et c’est bien ainsi. Notre flexibilité est un atout. Ne pas copier ce que font les plus grands. Nos outils sont au même niveau, les investissements doivent être faits aussi. Et il faut avoir les mêmes buts.

13h51 : deux exemples de collaboration entre Bobst et BCD Microtechnique. Nous avons pu travailler avec un cahier des charges léger, ce qui implique un bon niveau de confiance

13h55 : Bobst en confiant 10% du mandat à BCD garde la maîtrise mais s’ouvre au réseau de BCD.

13h58 : les multinationales et PME forment un écosystème dynamique.

14h00 : Bobst paie le développement à l’heure.



14h03 : François Caloz, Regional Sales & Application Manager, Texas Instrument Switzerland.  Donner du support au développement électronique en Suisse. Calculatrices : seulement 3% du CA. Nous fabriquons du semi-conducteur / des puces. Sur un marché comme la Suisse, vous êtes en contact toues les 10 secondes avec nous (Fondé en 1930). 10% sont réinvestis dans la R&D.

14h10 : Quatre tendances qui influenceront l’innovation : Haute tension, électronique de la personne, interface liée aux machines, smart cities et les systèmes autonomes.  Développement des sous-systèmes.  Des forums entre ingénieurs.



14h17 : les PME nous faire part de leur préoccupation. Les branches viennent vers nous avec des cahiers des charges.

14h30 Pause café

15h01 : L’idée et ses ressources. Jean Marc Métrailler. Marly Innovation Center. Historique du site industriel depuis le 15e siècle.  Puis, suite à la fin abrupte de l’aventure Ilford (2013), avec deux autres personnes, décident d’offrir des infrastructures de qualité aux entreprises  technologiques et artisanales. Avec 37 hectares.



15h10 : Aujourd’hui, 132 locataires et 400 emplois (200 perdus en 2013). Défini un masterplan, douze zones.  Mixe entre industrie, artisanat, bureaux, et centre d’affaires. De l’autre, logements et services publics. Désormais : impression 3D, impression, développement. Des projets sont lancés suite aux événements que nous organisons sur le site. Deux exemples :

15h21 : projet PMF a gagné le prix de l’innovation du canton de Fribourg avec des éléments de mobilier de bureau type « lego ».



15h22 : Linkeys (entreprise lancée par HR-Top), fonctionnement participatif des offres d’emplois.  Inventée au MIC.

15h25 : laisser les choses se faire et écouter l’histoire. Les réponses viennent parfois assez spontanément.

15h30 : Raiffeisen Louis Grosjean. Exemple d’une machine à café financée par la crowdfunding. Une entreprise qui fabrique des parasols avec des LED, des radiateurs, leurs clients ont besoin de quelque chose de particulier.

 

15h36 : quel est le besoin du client ? Une question répétée comme un mantra. Un autre exemple d’une entreprise redressée avec un réseau de distribution hyper rapide

15h39 : Observer le marché. Faire preuve de créativité. Est-ce que le client veut et est-ce que j’y arrive ? Après l’exploration, resserrer le tir et mettre en œuvre. Les avis tiers, c’est une question importante, il faut aller les chercher. Le temps, les coûts, l’équipe, les besoins du client.



15h41 : Centre Raiffeisen des entrepreneurs. Gossau, fabrique de lits. On y fait des ateliers avec d’autres entrepreneurs. Il y a un pool d’experts (200). Un club d’entrepreneurs. 300 entrepreneurs déjà accompagnés.



15h53 : cautionnement romand – Christian Wenger. Retour sur l’histoire. 1er idée 1919 assemblée des délégués de 1919. Premières coopératives Bâle et St-Gall. 10 ans 771 millions de cautionnement. 3912 PME. Financement pour les phases précoces de l’innovation. Financement de la phase d’industrialisation est une étape difficile pour les PME. Cautionnement d’un prêt bancaire.  Plus tard, différentes sources de financement.  Maximum 500'000 francs. 900 entreprises cautionnées. Deux exemples : Menuiserie André et Vins Mauler.



16h13 : Vincent Pignon, fondateur et directeur de WeCan.Fund et président de la Swiss Crowdfunding Association.  Doctorat pour financer les PME. Un algorythme pour valoriser les PME puis l’arrivée du crowdfunding. Créer une plateforme pour agréger les données suisses et pourquoi pas mondiales pour alimenter le financement. Divers exemples pour montrer les potentiels  du crowdfunding.

Soirée raclette au Chalet d’Adrien avec une raclette concoctée par le pape de la raclette !

 

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Mardi, 27 juin 2017

08h29 : Jean-René Fournier ouvre cette deuxième journée en présentant le programme et l’animateur de la journée, Grégoire Nappey, rédacteur en chef du quotidien « Le Matin ».



08h33 : Jean-François Rime, président de l’usam, conseiller national : comme impulsion, je vous rappelle les thèmes principaux pour l’usam. Au niveau des thèmes permanents, la formation : les PME jouent un rôle dans la formation duale. Le financement est important, or la formation duale était laissée pour compte. On a négocié avec le Conseiller fédéral mais pour tenir les promesses, c’est toujours un peu compliqué. Autres thèmes, la fiscalité, les transports : depuis février, on a l’argent pour les routes, surtout pour les cantons périphériques. L’énergie, les assurances sociales sur lesquelles on va voter cet automne. J’ai entendu à la radio que la variante choisie pourrait coûter quelques centaines de millions de plus… Côté armée, il faudrait voter pour un crédit cadre et que les spécialistes choisissent un avion.

09h41 : Pierre Besson, président de la coopérative Magic Pass : parle du voyage annuel  des directeurs de station depuis 20 ans. Prise de conscience en Slovaquie : il fallait discuter le pricing et le modèle de la station intégrée. Nous nous sommes vus et puis lancé le Magic Pass. C’était beaucoup de s’entendre entre 25 stations de ski (19 opérateurs).  Démarrage fulgurant. La moitié des ventes, c’est les habitués. L’autre moitié des ex clients ou des nouveaux. Donc  l’objectif d’avoir des nouveaux skieurs est atteint. On se réjouit de se retrouver en avril pour faire le bilan. Il fallait quelque chose pour redynamiser le ski. Rien n’avait fait exploser les ventes en 40 ans.

09h45 : Grégory Barbezat, fondateur et directeur de Skioo. Fondé il y a 5 ans. A lancé une marque de montre (qui n’existe plus), plus les vidéo-cassettes, puis rebondi en rachetant Objectif Thalasso, puis Ohbox.ch de 2008 à 2012. Puis fondé Skioo en 2012. On est 10 à Lausanne. On a soulevé 9 millions. On a 45 stations en Suisse. On vous garantit le meilleur tarif signé avec la station. On est dans le B2C. Quand le client arrive à destination. On essaie de passer par les Booking, Expedia, Airbnb, Tripadvisor pour grandir (indirect channel). Nous avons des clients directs. 80% en Suisse alémanique et 20% en Suisse romande.

09h53 : la gamme de produits que nous testons. On teste un ski sur un mois. Ou sur une région. Ou un safari (150 francs, trois jours dans un périmètre). Skioschool  avec  journée location, et apprendre à skier pour 49 francs.

09h56 : Jean-Albert Ferrez, président Téléverbier SA. 36 remontées mécaniques,  1 millions de journées skieurs, chiffre d’affaire 50 millions de francs. Cotée en bourse. Innovation selon la définition de l’OCDE. Créativité, nouvelles solutions … Et du courage !   

09h59 : radar sur l’épaisseur de neige et gps pour optimiser la production de neige et le nombre d’heure d’utilisation des machines. Carte Club à 49 francs. Rabais au minimum de 10% et promotion sur des journées particulières. Lien direct avec les clients. Nous avons fait des efforts sur les remontées et la restauration. Développement du sponsoring. 15 millions d’investissements en moyenne pluriannuelle. Pour les financer : CA moyen de 37 millions, avec  1,039 millions de journées skieurs. Les effets du franc fort. 250'000 francs par jour d’exploitation.

10h07 : la seule solution, c’est d’augmenter les recettes. Sur le volume difficile. Donc sur le prix moyen, ce dont nous avons discuté. Subventions ? c’est non. Yield Management ?  problème de capacité. Bundling ou packaging ? délicate due au morcellement des acteurs. Crowdfunding ? l’avenir nous le dira. Low cost ? Bagnes ne veut pas jouer le bas de gamme.



10h11 : DISCUSSION : en Suisse, on est tout au début de la disruption sur les questions de prix. Selon la taille des stations, les perspectives différentes. Le prix au lift de Skioo ? La pire des catastrophes que notre branche pourrait avoir, selon Jean-Albert Ferrez. Pour certains clients, payer une fois par an, c’est le plus confortable. Pour d’autres, c’est une fois par semaine. Avec cette tarification trop fine, on est confronté au choix. La tentation de ne pas remonter est vite importante. Donc l’idée du Magic de payer à l’avance est bonne.

10h15. Grégory Barbezat : notre premier client, c’est la station. Nous sommes d’abord une plateforme. Nous ne faisons que du ski. Il y a différents segments et Magic Pass, Skioo en sont deux différents. C'est le moment en effet d’explorer de nouvelles pistes.

10h17 : Jean-Albert Ferrez : mais le bassin de clientèle est limité. De nombreuses personnes ne skient plus, ou moins. Attention à ne pas faire de cannibalisme. Sur Magic, je suis plus sceptique sur la tarification. Si vous êtes en mesure de 365 francs, comment se fait-il que j’ai payé plus avant ?

10h19 : modèle EasyJet, phénomène de société. Et dans le ski ? Pierre Besson : dans le Colorado, le prix de la station représente quatre journées de ski. Le produit doit être amélioré. On a sorti le produit en deux mois après ce voyage.

10h21 : Jean-Albert Ferrez : le modèle EasyJet, la multiplication de la masse : est-ce possible avec le ski ?  Pour le Colorado : sceptique sur la capacité à reproduire le même modèle. Le nombre de skieur n’a pas explosé. On commence à 170 dollars et on ne descend pas en dessous de 100 dollars.

10h25 : Grégoire Nappey : votre immense halle de restaurant futuriste ne fait pas très envie.  Quel retour sur ces commerces de bouche et de shopping ? Laurent Vanat : le foodcourt convient à une certaine clientèle, certaines stations ont 6000 places de restauration, tenir compte des jeune générations aussi. Les babyboomers ont de l’argent.

11h03 : Kerry Halferty Hardy. Rome était glorieuse. En raison de ses victoires politiques. Revenons sur certaines inventions célèbres.  La  roue hydraulique, collier rembourré pour les chevaux, imprimerie, poudre à canon. Mais l’invention n’est pas égale à l’innovation. Le nombre de brevets n’est pas pertinent. Dans les deux derniers siècles, un bond soudain sans précédent. Cela s’explique par l’innovation. Comparaison entre l’économie du Texas et de la France. Entre les chauffeurs de taxi français, les 35 heures font mal à ceux qui n’ont pas fait d’études. Ce n’est pas un plaidoyer pour ou contre Uber, ou l’économie de partage, terme que je déteste. L’autre option, devenir entrepreneur. En solo, cela veut dire payer des impôts , des taxes, etc. Les Français ont même inventé en 1730 le terme d’entrepreneurs. Mais la tolérance au risque est très limitée.



11h14 : une faillite en France vous empêche de développer de nouveaux projets. Or l’innovation implique de prendre des risques. Macron veut donner une place à l’expérimentation. En France, on aime, à condition de ne pas bien réussir. J’aimerais pouvoir envisager un avenir ou le Texas et la France pourrait obtenir les mêmes opportunités.

11h18 : Sylvie Villa : présidente femmes PDC Vaud, entrepreneure, professeur HES : L’ennemi de l’innovation, c’est le stress et les comportements reptiliens. Et il faut investir dans la formation. Dans le canton de Vaud, les montants à l’aide sociale dépassent ceux de la formation. J’ai fait moi-même un apprentissage. J’aimerais qu’on offre un chèque de formation inconditionnel pour notre développement personnel. J’ai proposé un laboratoire gouvernemental.



11h25 : Jacques-André Maire, conseiller national PS et président de la fondation recherche horlogère et recherche en microtechnique. Notre position est enviable. Nous sommes à la tête de l’innovation. Mais le passage au produit est difficile en Suisse. D’excellents instituts et d’excellentes entreprises. Et beaucoup de collaboration. Il faudra travailler sur les conditions cadres. L’arc jurassien souffre du franc fort. Les PME ont besoin du partenariat public privé et d’Innosuisse pour la R&D. Il faut continuer à alimenter cette CTI. Ici, tout part du terrain, on fait monter des projets et la CTI sélectionne les meilleurs. La dynamique est intéressante. Mais il faut continuer à donner les moyens, je suis inquiet car au Parlement il faut faire face à une certaine orthodoxie financière qui veut couper partout. C’est l’avenir économique du pays qui se joue. Pour rester les meilleurs, il faut garder une longueur d’avance.

11h30 : David Crettenand, député PLR (VS) et fondateur et directeur RedElec  Technologies SA. Avenir Suisse a bien travaillé sur l’image innovante, c’est un bon point de départ. Cela peut être posé par des brevets, même si l’invention n’est pas une innovation. Exemple dans l’automobile. On est premier au classement « global innovation index ».

11h33 : malgré des conditions cadres pas très bonnes, on arrive à être les meilleurs. De la difficulté en Valais à s’ouvrir l’esprit et créer une vraie destination.

11h35 : Jean-Luc Addor , conseiller national UDC. Je suis un généraliste. L’innovation n’est pas seulement une question technique. On ne peut pas la décréter. Elle ne dépend pas des moyens de l’Etat. Mais de l’imagination. De l’esprit d’entreprise. Tout ça c’est pas l’Etat. Cela dépend de la formation, pas seulement de la formation professionnelle, mais aussi de la formation de base.  Ce que l’Etat peut faire pour livrer des employés de qualité.

11h41 : Grégoire Nappey : peut-on apprendre à échouer ? Kerry Halferty Hardy : les émigrants ont vu que le fait d’échouer n’est pas puni. On a appris quelque chose. Cela vient de la culture.

11h43 : Grégoire Nappey : mais cette culture prend-elle du temps pour s’établir. Sylvie Villa : beaucoup de petites structures se retrouvent endettées. Nous devrions pouvoir éviter cette spirale culpabilisante sur les entreprises qui ont fait faillites mais de manière frauduleuse ou en essayant de casser le marché. Monsieur Barbezat n’aurait pas eu besoin d’expliquer ses différentes tentatives aux Etats-Unis. A l’école déjà, on n’ose pas tomber ici !

11h46 : Jacques-André Maire : sur l’esprit d’entreprise, la sur-assurance, une atmosphère générale. Je suis enseignant, c’est une population à l’opposé de l’esprit d’entreprise. Bon, ça change un peu, apprentissage par l’erreur, ça change aussi dans les hautes écoles. Il  a fallu contraindre les profs à travailler par projet. En Suisse, on a de la peine à trouver du capital risque…

11h48 : Kerry Halferty Hardy : il faut être créatif pour contourner les blocages.

11h49 : Jean-François Rime : on devrait s’inspirer de certaines erreurs. En France, le droit du travail et celui des successions. Les conditions cadres sont terriblement différentes.

11h50 : la garantie des risques à l’innovation de Fürgler avait été refusée par le peuple il y a quelques décennies.  Jacques-André Maire : il y a un avantage, c’est de mutualiser certains risques. Nous avons découvert de nouveaux matériaux au CSEM et plusieurs entreprises se sont mises ensemble pour diminuer le coût. David Crettenand : la collaboration entre entreprise n’est pas toujours évidente. Maire : dans l’horlogerie, c’est un grand frein. On travaille sur les fondamentaux  ensemble.

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Interventions / Présentations

Lundi, 26 juin 2017

  • Innovation : jusqu’où peut-on aller trop loin ?
    • Aurore Bui, fondatrice Softweb et consultante en innovation sociale (PDF)
    • Sophia Dini, déléguée Campus Energypolis (PDF)
    • Roland Luthier, responsable unité PMEs de la Vice-présidence pour l’innovation EPFL (PDF)
  • Pas d’innovation sans PME !
    • Alexandre Pauchard, responsable R&D BOBST / Cédric Pahud, administrateur BCD microtechnique SA (PDF)
    • François Caloz, Regional Sales & Application Manager Texas Instruments Switzerland (PDF)
  • L’idée et ses ressources
    • Christian Wenger, directeur Cautionnement romand (Lien externe. Fichier extrèmement large. PDF)
    • Jean Marc Métrailler, directeur Marly Innovation Center (PDF)
    • Vincent Pignon, fondateur et directeur WeCan.Fund et président de la Swiss Crowdfunding Association (PDF)
    • Louis Grosjean, clientèle entreprises Raiffeisen (PDF)

Mardi, 27 juin 2017

  • L’innovation dans le tourisme alpin !
    • Laurent Vanat, consultant en tourisme hivernal (PDF)
    • Pierre Besson, président de la coopérative Magic Pass (PDF / Lien externe. Fichier extrèmement large. Film)
    • Gregory Barbezat, fondateur et directeur Skioo (PDF)
    • Jean-Albert Ferrez, président Téléverbier SA (Lien externe. Fichier extrèmenet large. PDF)

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